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Jeudi 20 octobre 2005

    Tu sais Maman, Dieu est entré dans la chambre.

    Il a déposé ses valises sur le palier. Et il m'a déballé ses rêves. Là, j'ai serré mon poing dans le fond de ma poche. Et je le faisais tourner. J'ai mis ma peau en miette. Tu sais Maman, j'ai retenu la phobie.

    Dieu est entré et il avait une carapace. J'avais de l'orage dans la bouche, et toutes les feuilles sont tombées sur la parquet de ma chambre. J'avais une tempête dans le sexe quand Dieu est entré. Des toits d'espoir se sont envolés. Je ne sais pas s'il y'a eu des morts maman, mais mon linge de nuit est tâché. De flaques.

    Dieu est entré, il était sec, il avait chaud et soif.

    J'ai le ventre viril Maman, j'ai pas eu peur, j'ai reçu le coup de poing. J'avais le parfum liquide, et je l'ai laissé passé. Dieu est entré, il a regardé le plafond, et des muscles serrés pendaient au ciment. Mais tu sais maman, je maitrisais l'agression. Je maitrisais ce qui entré, et qui s'installé.

    Il a ouvert les fenêtres, et des bouches gluantes frappaient à la grille. Il avait 10 jours Dieu. Il avait 10 jours.

    Je respirais l'épreuve. J'ai le siécle rouge, qui perle Maman. Mais j'ai retenu, tout retenu. Il m'a déballé ses espoirs, sur ce lit, là, dans cette chambre. Je suis tombée sous ma peau. Dieu disait les hommes, les femmes. Tu sais Maman, je suis riche, Dieu est entré, j'ai perdu mon lait, j'ai cogné ma phobie contre ses os cassant. Dieu est entré. Il a défait les draps. Il a plissé mon coeur. Je t'en prie, regarde, regarde, Jérusalem sous le sang. Et la créche qui frotte la poitrine. J'ai retenu le fauve Maman.

    Il a troué mon lit de lumiére.

    J'ai caché mes cuisses boulversés. Il a cuit mes envies Dieu, et j'ai une écrivain dans le miroir. Une écrivain avec une frange sur les lévres, quelque chose qui empêche. Dieu à l'odeur d'octobre est entré, et j'ai voyagé Maman. C'est vieux l'histoire du monde. C'est précoce, mon histoire par rapport au monde. Et je roule, sur sa langue, intime, intime, intime. Opression. Intime haleine Maman. De Dieu, l'haleine mére. J'ai retenu mes tremblements, j'ai mordu la queue d'Adam, j'ai tressé les cheveux d'Eve. Il demande du sucre dans le café, il demande du feu pour réchauffer, il demande de ne pas abîmer, il demande d'éteindre la lumiére pour tuer. Dieu. Avec un grand "D", avec un grand sexe, avec un grand trajet. Dieu qui vient de loin, qui est si prêt. Il a enlevé sa peau Dieu, il avait trop chaud, il insiste. Etouffé. Etouffé. Brûlant. Etouffé. Il insiste et il enléve sa peau. Il est sans chaire. Dieu est assis sur mon lit, sans chaire.

    Je me suis assise à côté de lui Maman.

    J'ai mis des religieuses dans son café. Il parle du mâle, de la guerre, il parle du mal, et des priéres. Il commence à s'ennuyer Dieu, il baille. Il tousse. Etouffé. J'ai retenu la phobie. Il est resté une nuit, sur le lit.

    Il a déballé le monde comme un chien qui s'agite.

    Il s'ennuyait. Il s'étouffait. Il est venu Dieu. Sans frapper, il est entré. Et j'ai retenu, la phobie de la vie Maman. J'ai retenu, la mort qui voulait m'emporter. Maintenant, il est repartit, comme le Petit Prince, comme un oiseau qui piétine sur mon sexe d'amante. J'ai retenu, la terre brûlés des morts.

    Dieu est entré, il est repartit, j'ai éteint la lumiére, fermé les rideaux, découvert ma peau, je suis immortelle.

    C.

Par Delerive - Publié dans : kriziaii
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Samedi 15 octobre 2005

J'ai un oeil qui tombe sur le béton, il glisse le long du trottoir de la rue Foquet. Celle dont les maisons rient. Comme une bille fruité, l'oeil roule le long du corps, comme un diable transparent, on pose le doigts sur l'ouverture. L'oeil va à la rencontre. Je suis maîtresse du monde. Le pélerinage vulgaire. Je ne connais plus mon sens. Le jus est tendu, et j'entend la vitesse de mon ciel qui déconcentre les artistes de l'amour. Je te vois. Non, je ne te vois plus. Je t'ai vu. Et c'est terrible de dire ça. Je t'ai vu. Oui, je t'ai vu mais je ne te vois plus. Tu es peut-être là pourtant, je ne sais pas, je ne te vois plus. Tes courbes sont floues, ton ombre est morte. Je voyais, ton visage comme un jour qui se léve, je te voyais. Fureur. Je t'ai vu, et tu n'es pas passé, tu es entré. Entré. C'est comme cet homme qui se frappe au dessus de lavabo, et qui n'arrive pas à saigner. C'est la gorge de diamant dans le language du rire. Il frappe mais ça ne fait pas mal. Si je ne te vois plus, c'est que je ne t'aime plus ? C'est que tu es sorti ? Tu vois, je ne vois plus. Tu pourrais voir pour moi. Tu pourrais. Moi, je ne peux plus. Pourtant, je dois t'aimer encore, il faut que je continue "c'est beau l'amour", mais je ne le vois pas. Tu entends mon oeil qui tombe ? En miettes. Je ne te vois plus. J'ignore ton empreinte sur mes paupiéres. Je ne te vois plus, et c'est étrange parce que je ne sais plus où poser les mains sur toi. Ca dérape. Je suis dans le noir. Alors parfois tu recules, mais je ne te vois plus, tu comprends. Je ne sais pas où je pose les mains. Et si je te cogne. Tu me le pardonneras. Des coups de poings de fiévre amoureuse. Je ne sais plus qui j'aime. Ta voix fait écho dans mon geste. J'ai un soleil coinçé dans le sexe. Je suis perdu, comme l'enfant, comme la femme, comme un portrait. Et c'est difficile tu sais, de reconnaitre tes saisons dans mes baisers. J'essai, pourtant, mais je ne vois plus, la langue que je broie. Je ne peux plus dire "c'est beau l'amour", si je ne le vois plus. Tu comprends ? Et ça m'effraie, c'est comme cette petite fille qui lançe des cailloux et qui n'entend pas le bruit. Le bruit de la chute. Elle n'entend pas, pourtant elle lançe fort. Elle s'effraie. Ses muscles comme une petite robe dans la neige sous le lit. C'est comme cette petite fille là, qui voit les cailloux s'épuiser vers le fond de la mer morte sans bruits. Je ne te vois plus, et je ne sais plus quel parfum je gôute. Et quand je console , je ne sais plus quel nuage fondu je console. Et quand je dis "c'est beau l'amour", je ne sais pas si j'ai raison . Je suis dans le corps du temps. Je t'ai vu, je ne te vois plus. Je frappe et ça m'aveugle. Parfois, tu dis qu'il ne faut pas, pas ici. Et là ? Et là, je peux ? Je ne vois plus. J'ai de la vitesse dans mon sang, cette nuit là, un loup en ruine dans l'assiette, une cave interdite. Je suis la jolie femme sans jambes, qui titubent devant le Roi sablé, devant tes yeux gonflé de violence amoureuse, qu'un éclair de lune n'a pas pu calmer. J'ai jetté mes cheveux par la fenêtre, fille de rien, fille de toi. Et j'ai le sang blanc comme une hirondelle chassé en plein vol. Mon oeil escalade la rue, dans laquelle, en pleine nuit, dans le noir, nous nous sommes violés de minuit, nous avons bu minuit, et ivre de minuit, mes gestes étaient sans images, je ne te voyais plus, amour violé.

[ Mon crie est pour les sourds ce que qu'une marche fait déraper l'aveugle ]

[  Fixe le costume, quand j'entre sans frapper, à la porte de ta famine : Nous ]

C.

Par Delerive - Publié dans : kriziaii
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Samedi 8 octobre 2005

Il y'a cette phrase : J'ai peur du mouvement de mon corps, dans les yeux.

C.

Par Delerive - Publié dans : kriziaii
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Samedi 1 octobre 2005

La nuit me compléte, j'ai envie d'un ventre dur où me cogner le visage, j'ai envie du corps de R dans la mer d'Hardelot, dans la mer du Nord, j'ai envie de son corps, qui s'en va loin, et que je ne vois plus, j'ai envie de cette peur là, de cette noyade là, j'ai envie d'un visage électrique. La nuit me compléte. J'ai envie, de l'odeur du bonheur de S, quand elle courrait aprés moi, dans ces rues nocturne de Talloires. J'ai envie de cette course là. J'ai envie de cet oubli là. De cette douceur secréte. J'ai envie des souvenirs. Je voudrais effaçer, cet image du frond de B qui se cogne sur le trottoir, d'oublier cette chute du corps, d'oublier cet évanouissement en plein soleil, d'oublier mon immobilité, et ce bruit, ce bruit d'os et de béton, de soleil indifférent. Marelle Balançoire Abricot Gueule Naufragé Dents Souliers Marteau Accessible. Des mots me viennent, comme la nuit me compléte. Le corps est interdit, O le dit "le corps est interdit, il est le sujet du monde, le sujet du monde, il danse dans l'offense". J'ai envie de la nudité de C comme un crime. Pauline donne rendez-vous "je pars, tu pars, on se retrouve, aurevoir Charlotte et bonjour". Je suis l'enfant qui compte ses doigts dans un miroir cassé. Je suis la peau de glycine. Et j'essai, vraiment, j'essai, de ne pas parler de moi, quand Laure vient me voir. Quand elle dit " tu m'oublies ". J'essai de dire que c'est extérieur. J'essai de dire que je me protége. Je voudrais comprendre Julien, quand j'entend ses bruits dans la nuit, quand, obsédée, forçée, caressée, choquée, j'entend ses bruits, de clown mort, dans le cirque de mes obsessions. Quand dérapée, je me prend dans ses pieds. Julien, que je ne comprend pas. Julien, claque les cloques du coeur. Mais quand je croise Antoine, il fait semblant. De ne pas me voir. De ne pas m'aimer. Maman dit que je suis une enfant compliquée. Et quand elle me voit là, poitrine nue, quand elle me voit, rire et évoluer dans mon corps, elle dit que j'ai un beau corps. Elle dit que je devrais. Pudique. Elle dit. Timide Pudique. Et Belle. Mais Compliquée. Egoïste. Qui ne sait pas, qui ne comprend pas. Elle dit des mots. Fraises des bois Mélodies des forêts Etendue de mots. Effondrée. Effondrée. J'imagine que Julien dise qu'il a du mal, que ça ne rentre pas. Chaque fois, ma main qui écrit, ça n'est pas romantique. C'est un bateau en papier. C'est un bateau sans ports. Sans marins. C'est un bateau qu'on regarde. Mon écriture vient de la violence des yeux, qui gonflent. La nuit me compléte. J'écris dans un coeur amoureux. Et je ne sais plus. Penser à elle, ou lui. Je ne sais plus. Romain disait : tu as toujours besoin d'un sujet corporelle. Toujours besoin d'aimer. Et je pose, mon pieds, ma bouche, ma tête, sur vous. Laissez-vous faire. Je vais vous décorez de mots. Nina dit qu'il y'a une chute dans l'écriture, comme une main qui ne reconnait plus. Là. De toute mes forces. Quand j'ai jeté mon verre d'eau à la figure de S, et que j'ai crié "Ce n'est pas moi, qui ai écrit ça". Là. Ce n'est pas moi. Le bateau ne coule pas, dans le bain minuscule du parfum du désir. Dans le bain, je pourrais toujours, mouillé le papier, il ne coulera pas. Quand j'avais 8 ans, un bateau en papier, et depuis, l'eau est trouble. Depuis, j'écris. S dit "Bourgeoise". J'entend Gainsbourg qui chante "Charlotte for ever".

 

                

 

Je suis dans l'interdit, dans l'issu. Je suis dans le secours de mon amour. Je porte mon amour, comme une femme porte son enfant. Ne me fais pas confiance. J'ai les épaules fragile. L'enfant est lourd. Je suis dans l'interdit, de te dire, que je ne suis pas. Que je ne suis que le support. Des délices que tu m'offres. Je suis dans l'apparition. Ma peau est impatiente. Elle n'existe pas. Je suis l'issu. Le secours. D'un amour, le notre, et tu ne me connais pas. Je suis ton apparition. Je crois que c'est ma plus belle définition, de l'indécence.

 

 

[ Danse avec moi, puis, dis moi que la Lune pleut dans ma bouche.

Et si je ne te crois pas, redis-le moi. ]

C.

Par Delerive - Publié dans : kriziaii
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Samedi 24 septembre 2005

Ton visage est bleu, rouge, vert. Je voudrais être l'unique. Le visage que tu ne touches pas. Le visage dont tu rêves. Celui qui n'est pas encore tout à fait exact. Pas encore tout à fait dessiner. Sans ombres encore. Sans "oui", sans naissance amoureuse. Sans eau qui coule entre les yeux. Etre la premiére, que tu dessines. Une obsession dans ton sommeil. Le bruit du verre qui explose. Le bruit du baiser qui claque entre les deux murs de ta chambre. Etre le grand pays de l'unique fois. Etre les gestes de bandits sur le corps. Un jour je porterai un masque. Et une robe déja fendu. Une robe fendu au couteau. Une robe sans doigts qui la froisse. Une robe déja fendu, pour être la premiére, tout de suite. Sans visages. Tu diras "amour" comme j'imaginerais le soleil en pente libre sur ton menton, comme je tenderais les doigts pour récupérer les miettes de lumiére. Le soleil qui coule sur tes lévres. Tu diras "mon amour". Tu verras. Tu arrives à l'heure du corps. Tu arrives à l'heure des oiseaux. A l'heure de l'erreur. Et quand tu partiras, je t'aiderais à nous fuir. Nous. Amour. Amour fendu sans visages. Vite, va t'en. Fuis-nous. Je dirais "Fuis-nous". Ca te fera rire. Pleurer de rire. Je ne remetterais pas ma robe. Va t'en. Quitte nos draps de pudeur. Quitte nos nuits sur ton toit. Va t'en. Descend. Il y'a le grand escalier que tu connais par coeur. Tu me portais sur ton dos, robe fendu, tu posais tes mains. Descend. Et surtout, sors à droite, l'air est plus léger. Il va falloir savoir respirer aprés nous. Gonfler la poitrine. Respirer sans se brûler la gorge. Tu pourras courrir. N'ai pas peur. Fuis-nous. Cours. Je balançerais tes pleurs par la fenêtre, ils iront jusqu'a toi, fatigués et délicieux, pour te rattraper, dans cette course amoureuse. Cours avec les bruits. Avec nos bruits. De tissu qui se fend. D'os qui se cogne. Cours dans la mer. Cours dans la fente de ma robe. Je t'aiderai à ne pas patauger. Tu disais "tu entends ? tu entends ? Tu es une enfant". Souris-moi et fuis. Fuis mais souris. Ton visage est de toute les couleurs. Tu aurais dis "mon amour", je lui aurai offert ma couleur. Ceuilles les jeunes corps parfumés qui seront troublés. Par ton sourire, par notre sourire, parce qu'il restera le mien sur le tien, mon sourire dans le tien. Il restera la traçe de ma langue entre tes dents. Ceuilles-les. Tu devras fendre leurs corps trop lourd. Tu reviens vers moi, et tu dis "tu es la seule qui". Mais je ne suis pas la premiére, je voudrais être la premiére. Tu auras le visage soudainement large. Large comme ton coeur. Je tire sur l'élastique. Je t'éclabousse de vide. Un miroir entre deux autres qui empêchent les reflets de s'aperçevoir. Cours et si tu ne sais pas pourquoi, je lâcherais un oiseau qui se confnod avec le vent en liberté, pour que dans ta course, il puisse se perdre dans tes cheveux, et te voler celle que j'aurai voulu être pour toi. Le premier oiseau, la premiére course, la premiére fuite, le premier visage qui file à l'allure du vertige.

 

 

 

C.

Par Delerive - Publié dans : kriziaii
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