Tu sais Maman, Dieu est entré dans la chambre.
Il a déposé ses valises sur le palier. Et il m'a déballé ses rêves. Là, j'ai serré mon poing dans le fond de ma poche. Et je le faisais tourner. J'ai mis ma peau en miette. Tu sais Maman, j'ai retenu la phobie.
Dieu est entré et il avait une carapace. J'avais de l'orage dans la bouche, et toutes les feuilles sont tombées sur la parquet de ma chambre. J'avais une tempête dans le sexe quand Dieu est entré. Des toits d'espoir se sont envolés. Je ne sais pas s'il y'a eu des morts maman, mais mon linge de nuit est tâché. De flaques.
Dieu est entré, il était sec, il avait chaud et soif.
J'ai le ventre viril Maman, j'ai pas eu peur, j'ai reçu le coup de poing. J'avais le parfum liquide, et je l'ai laissé passé. Dieu est entré, il a regardé le plafond, et des muscles serrés pendaient au ciment. Mais tu sais maman, je maitrisais l'agression. Je maitrisais ce qui entré, et qui s'installé.
Il a ouvert les fenêtres, et des bouches gluantes frappaient à la grille. Il avait 10 jours Dieu. Il avait 10 jours.
Je respirais l'épreuve. J'ai le siécle rouge, qui perle Maman. Mais j'ai retenu, tout retenu. Il m'a déballé ses espoirs, sur ce lit, là, dans cette chambre. Je suis tombée sous ma peau. Dieu disait les hommes, les femmes. Tu sais Maman, je suis riche, Dieu est entré, j'ai perdu mon lait, j'ai cogné ma phobie contre ses os cassant. Dieu est entré. Il a défait les draps. Il a plissé mon coeur. Je t'en prie, regarde, regarde, Jérusalem sous le sang. Et la créche qui frotte la poitrine. J'ai retenu le fauve Maman.
Il a troué mon lit de lumiére.
J'ai caché mes cuisses boulversés. Il a cuit mes envies Dieu, et j'ai une écrivain dans le miroir. Une écrivain avec une frange sur les lévres, quelque chose qui empêche. Dieu à l'odeur d'octobre est entré, et j'ai voyagé Maman. C'est vieux l'histoire du monde. C'est précoce, mon histoire par rapport au monde. Et je roule, sur sa langue, intime, intime, intime.
Opression. Intime haleine Maman. De Dieu, l'haleine mére. J'ai retenu mes tremblements, j'ai mordu la queue d'Adam, j'ai tressé les cheveux d'Eve. Il demande du sucre dans le café, il demande du feu pour réchauffer, il demande de ne pas abîmer, il demande d'éteindre la lumiére pour tuer. Dieu. Avec un grand "D", avec un grand sexe, avec un grand trajet. Dieu qui vient de loin, qui est si prêt. Il a enlevé sa peau Dieu, il avait trop chaud, il insiste. Etouffé. Etouffé. Brûlant. Etouffé. Il insiste et il enléve sa peau. Il est sans chaire. Dieu est assis sur mon lit, sans chaire.Je me suis assise à côté de lui Maman.
J'ai mis des religieuses dans son café. Il parle du mâle, de la guerre, il parle du mal, et des priéres. Il commence à s'ennuyer Dieu, il baille. Il tousse. Etouffé. J'ai retenu la phobie. Il est resté une nuit, sur le lit.
Il a déballé le monde comme un chien qui s'agite.
Il s'ennuyait. Il s'étouffait. Il est venu Dieu. Sans frapper, il est entré. Et j'ai retenu, la phobie de la vie Maman. J'ai retenu, la mort qui voulait m'emporter. Maintenant, il est repartit, comme le Petit Prince, comme un oiseau qui piétine sur mon sexe d'amante. J'ai retenu, la terre brûlés des morts.
Dieu est entré, il est repartit, j'ai éteint la lumiére, fermé les rideaux, découvert ma peau, je suis immortelle.
C.
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