Mon visage est un visage de délivré.Comme aprés la noyade.Comme soudainement serein.J'ai un visage de survivante.
Je me fiche des charmeurs.Je veux le fond.L'abîme.La chute.Je m'imposerais.J'imposerais le non-sens.Je me fiche qu'on m'invite.Suspendre.Surprendre.Une poitrine écrasée par le col d'une chemise d'homme troué.Je veux la massue.Qu'on fasse renaître l'enfance.Je ne veux pas passer de l'autre côté.Pas encore.La femme.La bouche est une touche de piano.Je veux des musiciens.Je me fiche d'être regardée, désirée, détestée.Le corps n'a plus de sens.Je veux l'étreinte.Je presse.Compresse.Les gorges sans voix.Les larmes sans chagrins.Je veux un corps falaise.Contre lequel je puisse me cogner.Colision.Je pourrais monter puis me laisser tomber.Corps falaise.Proche de la mer.Que je puisse y tomber.Un odeur particuliére.La cheminée.Le rocher.Le bois veillis.Je veux un corps silencieux qui contrôle.Libre.Liberté.Vagin.Une idée de l'infini.Je suis vide.Que l'on surprenne une folie dans son accord fantasque couvert d'algues vertes, la peau comme du sable mouvant humide où y serait mort des cadavres de crabes.La folie se serait vous.Je m'appelle soudainement Victor.Victor et ses cuisses dur comme le coquillage perdu sur le dos du Vautour.Victor avec une nuque qui tranche.Une nuque de hâche.Victor à l'allure graçieuse comme les danseuses nocturne qui hantent les miroirs et les ventres.Victor au sexe affirmé, comme une plainte.Je suis soudainement Victor.Un homme.Je ne trébuche plus.Des mains comme une extravagance.Je ne connais pas la peau ruban des femmes.Et j'ai l'haleine tiéde.Victor.Vagin.Venise.Tout m'a quitté.

Elle s'approche de moi.Le couloir est long.Long comme mon tube digestif.Elle posséde la grâce des corps qui vont se rompre.La peau sur les os.Sa maigreur me rétracte.Sa peau fine est une volonté.Je la connais, oui, je l'ai déja vu.Elle n'est pas belle, mais elle sent terriblement bon.Elle sent le dessin d'enfant qui s'écrase.L'enfance qui prend pour s'éteindre dans son décolleté.Non, elle n'est pas belle, mais elle sent bon.Un peu comme mon écriture.Quelque chose qui s'enfuit.Toujours.Je pourrais fermer les yeux, je la sentirais m'approcher.Légére, laide et délicieuse.Je suis contre le mur, je balançe mes pieds, je crois que je m'ennuie.J'attend mon tour, au lycée.Ses os se cassent au fur et à mesure qu'elle avançe vers moi.Les murs sont malade, ils ont la fiévre.Elle m'a regardé, m'a sourit "Bonjour".A ce moment là, je l'ai détesté, parce que je savais que j'allais écrire sur elle.Les gens prennent possession de mon écriture.Ce "bonjour" déshumanisé par une sorte de laideur attachante.J'avais auprés de moi, un détail.Un détail de tout ce vacarme lycéen.J'écarte les noeuds.Cuisse.Lévres.Yeux.Ouverte.Je suis prête à découvrir.Je lui répond "Bonjour".Je m'ouvre à ma conquête."Qu'est ce que tu as fait comme stage? " " Dans la galerie d'art de mon pére, et toi, chez un vétérinaire, c'est ça ?".Je venais de jeter un coup d'oeil sur son dossier."Oui, mais j'aimerai plus tard restaurer les tableaux anciens, tu as de la chance, je fais de la peinture depuis 8 ans, je veux en vivre".Je savais.Son sourire transpirait l'huille, l'aquarelle.Je savais.Il devait forcement y avoir de l'art derriére."Ah, moi c'est plutôt les livres, l'écriture tout ça".Tout ça oui.Tout le reste que je n'ose jamais dire.Etre Victor.Sourire à sa cliente.Lui plaire.Mais non, je suis Charlotte.Une tige brune fraîche.Ma laver, dans ce silence.Pourquoi faut-il toujours qu'a la moindre occasion, je veuille buter, consummer, me déposséder, arpenter.Pourquoi moi, exagération précoce.Ejaculation précoce.Mon poing qui se serre dans le ventre.Me retourner l'estomac.Puis rire.Une fillette qui n'a pas d'âge.Elle tourne la tête.J'évite son regard.J'évite le regard qui demande.Parle-moi.Qui refuse le silence.C'est comme m'exiger de m'éteindre.La lenteur du bleu de ses veines, puis le "ça va ? tu n'as pas trop peur ?".Mon décalage.Toujours absente." Peur de ? " "De passer à l'oral " "Oh...ah non, enfin si" "Moi, je susi tendue".Moi aussi, mes muscles se tendent, vers les corps qui me suivent.Je frotte mes dents contre ma langue, pour gôuter, le gôut du sang angoissé.Je suis mon propre devoir.Je lui dis "Continues à avoir autant d'ambition".Ma phrase était cloitrée en elle-même.Elle a sourit, elle n'a pas du comprendre.Je lui demander de continuer à longer les murs comme un squelettre triste.Comme un chiffon tiéde.Parce que rare sont les corps qui me sensibilise.Et souvent, ils ne le sauront jamais.Je les retiens dans l'écriture.Je n'ai pas su son prénom.Tout ça, pour une chaire en perte.Tout ça pour la beauté de la chute de son corps."Bonne chance".merci.Toi aussi.
Quand je pense à eux.Je porte le vent.Eventrée.Satisfaite de la pluie lumineuse qui jaillit dans mon corps.Je tens les muscles et je laisse déborder l'humidité par ma peau, je laisse exploser le masque de mes comédies pour éclabousser de feu, ce qui m'entoure.Eventrée.Une fleur grande et vide comme le ciel, est en construction dans mon ventre.Une main la battit.La main de la liberté.Quand je pense à eux : espoirs.
Il y'a une position dans laquelle mon corps est différent.Plus lourd et bruyant.La position de l'amour.
Certain ont été étonné de mes photos.Culottées.Osées.Qui ne me ressemble pas.Il faut m'apprendre.
Je voudrais connaître P-A.Le connaitre et l'aime.
Quand S me dit "mais je suis vraiment différente ?".Je pense à l'odeur de vernis dans la salle de bain de ma mére.Toutes les filles sont des cibles.
Charlotte.
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