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Jeudi 8 décembre 2005 4 08 /12 /Déc /2005 11:35

Tu étais dans la vitrine de ma bouche dégoutée. Usée par des tentatives perdues. Et je t'ai porté dans mon sexe comme un fardeau. On dit dans les rues, que tu fauchais ta tristesse dans ton lit. On dit que j'aurai du faire attention. On dit que tu m'aimais. Et moi, je connais un gôut qui me donnait envie de vomir. De ta langue de fourrure dans mon cou qui crévait de froid. Je suis le non d'aimer. On dit dans les couloirs, qu'en fait j'aimais les filles. Avec les beaux yeux lointain de la dame qui vole au dessus de vos arbres. Celle qui d'un coup de pied, renverse les feuilles dans la cour. Celle qui approche le soleil entre les branches, brûlante, du bout des doigts. Viens, viens. Avec ces ongles, elle caressent les rayons et vous fait croire à l'autonome. L'amant lourd me fait du pied sous les bureaux où je m'attarde. On dit que je t'ai froissé. Maman disait que j'avais peur des morts et elle répéte aux étoiles "je ne comprend pas, je ne comprend pas, pourquoi elle a fait ça". Et moi en dessous du dos, les poumons qui battent leur dernière cadence qui déborde de silence. La mort ouvre sa bouche sous ma robe. On dit que tu te cognais la tête contre les murs. Et moi, je te tirais les cheveux en cachette. Quand tu te retournes, je te paie. Je paie un amour qui m'écoeure. Je te donne. Mes épaules de nouveaux-nés. Ecoute, ecoute, mon sang d'urine qui bat. Et si je baisse la tête, ne les écoute pas dire, que les branches se rapprochent. Reste à me regarder. Je me dessine devant toi, sans cris. Je deviens la peinture invisible, entend entend, les coups de pinceaux qui me dessine un visage de morte. Dis adieu aux minutes. Chante chante chante, quand je passe à côté de toi sans te regarder. Chante et dire-leur que j'ai le fente close. Un néon de tristesse illumine mon nombril étouffé de goudron. Je suis la raciste de moi-même. Bouche-toi les oreilles quand je cris mon mépris dans le creux de ton épaule. On dit dans les salles, que parfois tu tremblais devant moi et ma mére qui répéte brillante de larmes "je ne comprend pas". J'ai des mots d'ignorés, des tâches de rousseur quand on me lit. Partout. Déborde. Vide. Je n'en peux plus. Plie-moi dans un livre, et enveloppe-moi de poitrine nue qui me consolerait d'un amour qui noue le supplice. On dit dans les cours qu'il ne fallait pas m'aimer. Je danse. Je danse, et je fond sur vous comme on passe au feu rouge. Regarde-moi bien avant que je te pousse sur ces routes, et que je conduise ces machines obscénes qui viendront te laver le crâne de sang. Je roulerais sur toi. Regarde-moi dans la bouche. Il y'a encore ton gôut qui envahis. Dans la capitale, les violons s'agenouillent et chante pour la mer. La mer, qui appellée, vient recouvrir la place publique. Regarde-moi bien quand j'irai tendre la main pour la petite noyée qui descend du hasard et qui finit par dire Bonjour juste avant de mourrir. Regarde-moi bien la sauver. Regarde-moi passer ma main sous son cou et la secouer pour la faire respirer. Regarde-moi dans ce geste là. Regarde, regarde. Ecoute bien ce qui se passe. Les mains des femmes dans les mains des femmes dans les mains des femmes qui viennent déposer l'instant dans les mains des petites filles. Tout ça envahit. Regarde-bien. Tu es en dehors. Je t'aurai laissé mourrir. Regarde-moi bien dans ce charme là. Je te montre les mouvements, et je la prend par la taille. Dans un dernier souffle. L'eau qui l'étouffe dans les narines, dans la gorge. L'eau qui l'empêche de respirer. L'eau salée de la mer urbaine. Dans un dernier souffle, elle dit Bonjour puis meurt. Admire l'ordre des choses. Croise-là dans mes yeux. La noyée. Heureuse d'être sauvée. La noyée, enchantée, je vais mourrir. Ton coeur bat dans ta tête qui n'y peux plus rien déja. La mort tourne tourne et t'invite à danser, habillée d'une robe noir se prenant pour l'éternité. Regarde-moi te sourire dans ce moment là. Ce moment d'angoisse. Et ta langue qui retourne à l'intérieur comme un petit animal peureux. T ango suant. Ecoute bien mon sourire glisser comme une mousse de pétales quand je sens que tu t'étouffes. Etouffer. Désordre. On dit dans ton coeur, que je recouvre tout. On dit que je montais avec toi mais que je te détestais. Ecoute ecoute le bruit du prix de mon corps qui te remonte dans la gorge quand tu te retournes. Retourne-toi, je te paie. Mon corps. On dit dans les escaliers que j'étais ta prostituée. On me bouscule, et je te suis, un panier sur la tête. Sens, sens mon parfum qui se prépare à t'achever. Sens, sens, mes syllabes parfumées qui déracine la tour eiffel pour te l'enfonçer dans le dos. Imagine-moi tendre mes doigts vers tes pieds qui monte ces escaliers pour te faire tomber, pour te perdre dans le berceau du désir. Et imagine ensuite, ma pitié s'étendre sur la papier-peint veillis. On dit dans les chambres voisines que je ne m'allongeais jamais dans le lit. Que lorsqu'on passait aprés nous, les draps ne sont pas froissés. Que les tiroirs n'ont pas été ouvert. Que les robinets n'ont pas coulés. Que les murs n'ont pas eu a supporter les bruits. Que les rideaux n'ont pas été tirés. Que la joie n'a pas transpirer. Que la porte n'a pas été fermée à clé. Que les miroirs n'ont pas été regarder. On dit que les pas n'ont pas circulé sur le plancher. On dit que ça ressemble à une chambre abandonnée. Regarde-moi quand je range tes mains en sang dans les tiroirs discrétement. Je suis la secréte inquiétude, et mon horreur est généreuse. Comprend comprend ton nom que je ne veux pas retenir. Comprend la gifle qui supprime. Comme la douceur aprés l'orage, la solitude aprés le cadavre. On dit que j'avais des yeux de folle aprés le drame. Qui dégoulinaient sur ma poitrine agile. Tu es la vitrine dans ma bouche dégoutée d'avoir tirer sur ta peau d'amour mort. On dit que j'ai changé de disque. Et que pour danser, je me suis jetée de la fenêtre. On dit que j'ai ouvert les cuisses pour plonger dans l'eau de la mer urbaine. On dit que je n'ai pas fait attention, et que j'ai atterrie sur une petite fille. Qui assommée, s'est noyée. On dit qu'un homme me regarder. Qu'il lui manquer des mains, et qu'il pleurait de la boue. L'amour choisit la victime sans demander le prénom. On dit qu'il ressemblait à un mort. D'un geste de la main, j'ai appellé la vague. On dit qu'a ce moment j'ai crié "regarde-moi mon amour, j'ai promis de t'aimer". On dit qu'on a retrouvé nos corps dans la fontaine du centre ville, le sourire aux lévres. Et qu'avant de mourrir, j'ai dis "Bonjour" au cadavre adoré que je venais de tuer.

 

 

C.

Par Delerive - Publié dans : kriziaii
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Commentaires

Ce que j'aime.
La robe noire des pensées.
Et la derniére phrase raisonne dans ma tête.
-E-
Commentaire n°1 posté par E le 08/12/2005 à 12h04
Pour oublier je dors.
mOn ivre de, il me rapelle encore ce souvenir lointain, depuis ma femme est morte et je peux me saouler au vent de l'assassin j'ai tué ma bien aimée, implantée de couteaux n'auraient pas suffi, il m'a fallu voir grand pour lui oter la vie. Si je vais mieux mainteannt je ne me le demande pas mais j'ai défonsé ses dents pour qu'on ne me retrouve pas...
Je me promene en ville avec toutes ces odeurs de meurtres et de tortures qui me font toujours peur, je lis encore souvent mon ivre de victor et aussi je me ments Oh pour oublier je dors ! Je dors en chien de fusil pour ne plus penser aux marteaux, aux fourchettes et aux scies que j'ai .. planté dans son dos ! Si je vais mieux mainteannt je ne me le demande pas mais j'ai ...


Maintenant ma femme est morte et je fais des cauchemards je ne regrette pas mon acte, je regrette mon état, je pensais m'en remettre mais en fait je ne peux pas aun meurtre sur la conscience ça ne s'oublie pas comme ça. Alors je tourne en rond avec mon brave victor, on a pété les oplombs, on tue les chiens dehors...
Commentaire n°2 posté par Colombe le 08/12/2005 à 18h32
Le sable.

Tu étais sous mes doigts l'innocent reflet. Les langues se cherchent. La salive se perd, les mots nous assomment. La perdition. L'attentive. L'usure qui glisse sur le ventre des filles. Il y a une louvre blessée. Des cris, tapisserie sonore. L'écho résonne. Les souvenirs ondulent sur les poitrines, je suis la blessure. L'épaule fine, la légèreté applaudit la sauvage note qui tire tire sur les cordes. La solitude. La barrière, ce corps. La tristesse qui décore le regard. Ma déserte rivière, mes os claquent dans le vide, la peau plie sous les caresses inutiles. Ferme les yeux, ferme les yeux, et la colère monte, profonde, invisible. Regarde ,regarde, mais tu ne vois pas, mes mains qui tordent ton visage. Il ne voit rien d'autre que les signes donnés à voir. Rien d'autre que les masques ridicules, ce fard de pendu qui baise les nuque. Je suis le corps devenu l'instrument de mes railleries. Je crache, sur vos visages peinards, imbéciles, je vomis, mon corps, mon sexe, ma poitrine, mes seins qui tremblotent, le vent qui gifle le bas de mon ventre. Tu t'y promènes, et je ne t'entends pas. Dressé en moi, je ne te vois pas. Tu es parti, loin, mort de mes mains, mort sous ce corps, mon corps qui ne t'entend pas. Je n'aime pas. Rien personne. J'aimerai. Je ne ris pas, les lèvres se plissent, mon sourire est une ride, il ne sourit pas. Comme l'Océan moqueur, vitrine du ciel, les mémoires chagrines espèrent l'oubli. Je me jette dans l'oubli, Mnemosyne caresse mon front, la fièvre empourpre mon corps, rougissante prière, je désire la mort. Je la désire comme on ne sait vivre. Je suis le désir, l'invinsible détresse. J'ai cessé de naître. Je me laisse comme morte. Les rayures dissimulent mes traits. Je n'écris plus. J'ai fermé l'univers de mes yeux, il ne reste plus qu'un corps qui ne parle plus, qui n'a jamais parlé. Je griffonne en dedans de mes os. Un trésor oublié. Mon pirate s'est noyé, je l'ai balancé au delà de l'eau. Il est nu sous un ciel serpent. Mes défenses se perdent sous une pluie sans dent. L'épée est devenue molle. Je ne crie plus, je serre les dents, un crissement pullule au delà des machoires interdites. Que je parle ou me taise ils ne m'entendent qu'indistinctement. L'aveugle. Ils reniflent ma peine. Les fils pénètrent les chairs, maman a le vagin abbatu, et moi abbattant le mort qui hurle sous la cloison de mes lignes. Maman a lavé mon corps, léché mes larmes comme on puise l'eau du puits, jusqu'à l'épuisement de mes cris. Ils lapent les sanglots et la foule s'indigne tandis que derrière le manteau elle ramasse mes ruines, ingurgitent ma voix, violent mes tendresses. L'horizon devient une plaine inconnue, je ne sais plus le jour. Les klaxons trottinnent sur la route. Le bruit. Toujours lui, et le silence frappe mes joues, je mouille la feuille, le prostituée, mes courses secrètes dans les ruelles la nuit. Le jour est si triste. Appelle moi, tic tac ta voix dans mon oreille. Je n'aime pas, je n'aime pas, quand ma main se retourne sur mes pas et tente de me retenir, tente de caresser ma voix. Je marche, je marche, mes pas se perdent, je me retourne, je frappe l'air, je frappe, je trébuche, aller vient hurle t-elle, je suis seule, tic tac l'amour dans l'oreille. Tic tac l'amour dans mes veines, elles gonflent, mes ongles signent ma sortie. Je vois le violon, l'archet apaise les battements de mon corps. Les cordes se brisent, hurlement ambroisie, mes lancinantes rixes pénètrent la surdité du sable. Je n'aime pas. Ton corps qui m'appelle. Les lettres qui prennent l'allure reine, ce trône minuscule sur la feuille, sur ton nombril en deuil.


Il me faut mépriser ce(ux) qui m'entourne pour continuer de vivre.
Commentaire n°3 posté par Tiffany. le 09/12/2005 à 15h36
très intéressant tout ça....je reviendrai...à plus
Commentaire n°4 posté par magnetique le 10/12/2005 à 04h30
Charlotte, petite conne, on dit "au revoir" lorsqu'on quitte une pièce, et même lorsqu'on doit terminer une conversation. C'est vraiment simple à prendre comme habitude.

Au revoir.
Commentaire n°5 posté par Romain le 10/12/2005 à 15h07
Convenances inutiles que seuls les bouffons réclament.
Commentaire n°6 posté par Tiffany. le 10/12/2005 à 16h14
Tu as raison connasse méprisante.
Commentaire n°7 posté par Romain le 10/12/2005 à 16h22
mdr

hé, t'as pas mieux?
Commentaire n°8 posté par Tiffany. le 10/12/2005 à 17h10
Pour une pâle copie, non. Désolé.
Commentaire n°9 posté par Romain le 10/12/2005 à 17h28
Manque d'habitude.
Commentaire n°10 posté par Romain le 10/12/2005 à 17h42
Enfin d'admirables commentaires

En fin de compte, à des oeuvres, on ne peut répondre que par d'autre ici, car aucun mot écrit sur aucun écran ne traduira la véritable impression qu'a crée sur quelqu'un un poème, une musique, une oeuvre.

Il y a aussi ceux qui aimeraient se taire mais qui ne peuvent pas, et qui disent "c'est beau" dans leur propre langue, la rendant la plus belle, la plus douce, la plus noble possible. Ceux la ne sont pas idiots, comme autrefois on me l'avais fait croire, ils manquent peut être simplement d'audace :)

Un blog devrait être une oeuvre d'art vivante, ou autour de chaque oeuvre fourmillerait des dizaines d'autres, apports de chacun. Un dialogue d'oeuvres! Tisser une toile de pensée,
à partir du motif donné par l'auteur du blog, créer une sorte de voile dans lequel on le/la drappe, sous lequel se trouverait également la muse de l'inspiration!

Ne critiquons pas, créons, et mêlons nos créations, afin d'atteindre un véritable quelque chose!
créons! ou ne disons rien.

Bien à vous.
Henode
Commentaire n°11 posté par Henode le 10/12/2005 à 19h19
oh henode dit joliment ce que je pense ^^

[romain est à la masse]
Commentaire n°12 posté par Tiffany. le 10/12/2005 à 20h02
une chose: une critique, c'est une création aussi, liée au texte lu

Commentaire n°13 posté par Tiffany. le 10/12/2005 à 20h09
Tiens, un mot rare ici : critique.

[romain est à la masse] : possible sauf que je me prénomme Romain. Autre convenance.
Commentaire n°14 posté par Romain le 10/12/2005 à 20h21
Une quinzaine d'heures.
Comme promis.
Commentaire n°15 posté par Romain le 10/12/2005 à 20h41
okay Romain ^^
Commentaire n°16 posté par Tiffany. le 10/12/2005 à 20h51
(Tant qu'à faire puisque tu ne lis pas.)

Tu étais dans la vitrine de ma bouche dégoûtée. Usée par des tentatives perdues. Et je t'ai porté dans mon sexe comme un fardeau. On dit dans les rues, que tu fauchais ta tristesse dans ton lit. On dit que j'aurais dû faire attention. On dit que tu m'aimais. Et moi, je connais un goût qui me donnait envie de vomir. De ta langue de fourrure dans mon cou qui crevait de froid. Je suis le non d'aimer. On dit dans les couloirs, qu'en fait j'aimais les filles. Avec les beaux yeux lointains de la dame qui vole au dessus de vos arbres. Celle qui d'un coup de pied, renverse les feuilles dans la cour. Celle qui approche le soleil entre les branches, brûlante, du bout des doigts. Viens, viens. Avec ces ongles, elle caresse les rayons et vous fait croire à l'autonome. L'amant lourd me fait du pied sous les bureaux où je m'attarde. On dit que je t'ai froissé. Maman disait que j'avais peur des morts et elle répète aux étoiles "je ne comprend pas, je ne comprend pas, pourquoi elle a fait ça". Et moi en dessous du dos, les poumons qui battent leur dernière cadence qui déborde de silence. La mort ouvre sa bouche sous ma robe. On dit que tu te cognais la tête contre les murs. Et moi, je te tirais les cheveux en cachette. Quand tu te retournes, je te paie. Je paie un amour qui m'écoeure. Je te donne. Mes épaules de nouveau-né. Ecoutes, écoutes, mon sang d'urine qui bat. Et si je baisse la tête, ne les écoutes pas dire, que les branches se rapprochent. Restes à me regarder. Je me dessine devant toi, sans cri. Je deviens la peinture invisible, entend entend, les coups de pinceaux qui me dessine un visage de morte. Dis adieu aux minutes. Chantes chantes chantes, quand je passe à côté de toi sans te regarder. Chantes et dis leur que j'ai la fente close. Un néon de tristesse illumine mon nombril étouffé de goudron. Je suis la raciste de moi-même. Bouches-toi les oreilles quand je crie mon mépris dans le creux de ton épaule. On dit dans les salles, que parfois tu tremblais devant moi et ma mère qui répète brillante de larmes "je ne comprends pas". J'ai des mots d'ignorés, des tâches de rousseur quand on me lit. Partout. Débordes. Vides. Je n'en peux plus. Plies-moi dans un livre, et enveloppes-moi de poitrine nue qui me consolerait d'un amour qui noue le supplice. On dit dans les cours qu'il ne fallait pas m'aimer. Je danse. Je danse, et je fonds sur vous comme on passe au feu rouge. Regardes-moi bien avant que je te pousse sur ces routes, et que je conduise ces machines obscènes qui viendront te laver le crâne de sang. Je roulerais sur toi. Regardes-moi dans la bouche. Il y'a encore ton goût qui envahit. Dans la capitale, les violons s'agenouillent et chantent pour la mer. La mer, qui appelée, vient recouvrir la place publique. Regarde-moi bien quand j'irais tendre la main pour la petite noyée qui descend du hasard et qui finit par dire Bonjour juste avant de mourir. Regardes-moi bien la sauver. Regardes-moi passer ma main sous son cou et la secouer pour la faire respirer. Regardes-moi dans ce geste là. Regardes, regardes. Ecoutes bien ce qui se passe. Les mains des femmes (dans les mains des femmes) dans les mains des femmes qui viennent déposer l'instant dans les mains des petites filles. Tout ça envahit. Regardes-bien. Tu es en dehors. Je t'aurai laissé mourir. Regardes-moi bien dans ce charme là. Je te montre les mouvements, et je la prends par la taille. Dans un dernier souffle. L'eau qui l'étouffe dans les narines, dans la gorge. L'eau qui l'empêche de respirer. L'eau salée de la mer urbaine. Dans un dernier souffle, elle dit Bonjour puis meurt. Admires l'ordre des choses. Croises-là dans mes yeux. La noyée. Heureuse d'être sauvée. La noyée, enchantée, je vais mourir. Ton coeur bat dans ta tête qui n'y peut plus rien déjà. La mort tourne tourne et t'invite à danser, habillée d'une robe noire se prenant pour l'éternité. Regardes-moi te sourire dans ce moment là. Ce moment d'angoisse. Et ta langue qui retourne à l'intérieur comme un petit animal peureux. Tango suant. Ecoutes bien mon sourire glisser comme une mousse de pétales quand je sens que tu t'étouffes. Etouffer. Désordre. On dit dans ton coeur, que je recouvre tout. On dit que je montais avec toi mais que je te détestais. Ecoutes écoutes le bruit du prix de mon corps qui te remonte dans la gorge quand tu te retournes. Retournes-toi, je te paie. Mon corps. On dit dans les escaliers que j'étais ta prostituée. On me bouscule, et je te suis, un panier sur la tête. Sens, sens mon parfum qui se prépare à t'achever. Sens, sens, mes syllabes parfumées qui déracine la tour Eiffel pour te l'enfoncer dans le dos. Imagines-moi tendre mes doigts vers tes pieds qui monte ces escaliers pour te faire tomber, pour te perdre dans le berceau du désir. Et imagines ensuite, ma pitié s'étendre sur la papier-peint vieilli. On dit dans les chambres voisines que je ne m'allongeais jamais dans le lit. Que lorsqu'on passait après nous, les draps ne sont pas froissés. Que les tiroirs n'ont pas été ouverts. Que les robinets n'ont pas coulés. Que les murs n'ont pas eu à supporter les bruits. Que les rideaux n'ont pas été tirés. Que la joie n'a pas transpiré. Que la porte n'a pas été fermé à clé. Que les miroirs n'ont pas été regardés. On dit que les pas n'ont pas circulé sur le plancher. On dit que ça ressemble à une chambre abandonnée. Regardes-moi quand je range tes mains en sang dans les tiroirs discrètement. Je suis la secrète inquiétude, et mon horreur est généreuse. Comprends comprends ton nom que je ne veux pas retenir. Comprends la gifle qui supprime. Comme la douceur après l'orage, la solitude après le cadavre. On dit que j'avais des yeux de folle après le drame. Qui dégoulinaient sur ma poitrine agile. Tu es la vitrine dans ma bouche dégoûtée d'avoir tirer sur ta peau d'amour mort. On dit que j'ai changé de disque. Et que pour danser, je me suis jetée de la fenêtre. On dit que j'ai ouvert les cuisses pour plonger dans l'eau de la mer urbaine. On dit que je n'ai pas fait attention, et que j'ai atterri sur une petite fille. Qui assommée, s'est noyée. On dit qu'un homme me regardait. Qu'il lui manquait des mains, et qu'il pleurait de la boue. L'amour choisit la victime sans demander le prénom. On dit qu'il ressemblait à un mort. D'un geste de la main, j'ai appelé la vague. On dit qu'à ce moment j'ai crié "regardes-moi mon amour, j'ai promis de t'aimer". On dit qu'on a retrouvé nos corps dans la fontaine du centre ville, le sourire aux lèvres. Et qu'avant de mourir, j'ai dit "Bonjour" au cadavre adoré que je venais de tuer.
Commentaire n°17 posté par Romain le 10/12/2005 à 21h00
Je vide mes poubelles. Message du 8 décembre.

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A vous, mesdemoiselles et à vous, jeunes gens, je souhaite le bonjour.

Réjouissez-vous, car d'ici quatre jours, vous allez être enfin débarrassé de Romain. Ce n'est pas trop tôt.

Ce jour est pour moi jour de bilan. C'est une vieille habitude.

Charlotte, je tiens à te remercier. Tu m'as appris tant de choses que j'avais omis d'apprendre durant ma jeunesse et dont je n'avais qu'une bien imprécise idée jusqu'à présent.

A la rigueur (mais est-ce bien utile ?), je t'en ferais la liste en privé. Tu m'as surtout donné l'occasion de rencontrer une personne charmante, sensible et d'une grande valeur morale. Il se s'agit bien sûr pas de toi.

Et plus encore, tu m'as donné la possibilité de découvrir la profondeur et la tendresse que l'amitié véritable peut receler.

Je t'en remercie de nouveau même si tu n'y es pas pour grand chose.

Amuses-toi, profites de la jeunesse à ta guise. Je vais tenter de poursuivre mon chemin.
Commentaire n°18 posté par Romain le 10/12/2005 à 21h14
Et en fines gouttes, vient recouvrir les épaules de l'amante trouée.


Et en fines gouttes, vient recouvrir les épaules trouées de l'amante.


Et en gouttes trouées, vient recouvrir les épaules fines de l'amante.
Commentaire n°19 posté par Romain le 10/12/2005 à 22h26
loul, ça me plairait assez que tu me l'expliques 'épaule de l'amante trouée, les épaules trouées de l'amante, les épaules fines de l'amante':p

Voilà, et peu importe ce qu'ils peuvent en penser, des mots, des images, à moi seule compris, aux autres à l'interprétation propre.

http://les-plaines-desastreuses.over-blog.com/


+++Ce que je suis griffonné en dedans de me os.+++

Je ne veux pas de livre, je me vomis pour mieux vivre.
Commentaire n°20 posté par Tiffany. le 11/12/2005 à 10h25
Aurevoir Connard.
Commentaire n°21 posté par Charlotte le 11/12/2005 à 13h33
J'suis rentrée et j'ai lu ton commentaire. Mon coeur, il s'est mit à battre fort, comme hargneusement contre ma poitrine, et sa m'a fait bizarre. J'avais pas mal, j'ai pas souris, j'avais juste une étincelle dans les yeux je crois. C'est comme un goss qui attends un cadeau, un ado qui va voir son artiste préféré en concert..
Je lis un livre vivant, j'te connais pas, je t'admire. C'est ridicule et tu vas rire je sais, mais j'voulais que tu saches.
Y'a ces frissons qui m'envahissent que j'lis, y'a cette passion pour les lettres, y'a ce sourire au fond d'mes yeux, y'a ces choses, toutes ces choses. J'peux pas te dire que ton écriture m'rend heureuse parce que j'suis pas une menteuse, j'suis pas heureuse et j'suis pas sûre de l'être un jour, j'dois pas être faite pour ça, mais te lire ça m'fait du bien.

Puis, dans ton commentaire tu dis "Et merci aussi de mettre mon prénom lorsque tu empreintes l'une de mes phrases sur ce blog :$"
Mais, j'vois pas quelle phrase j'ai emprunté, alors dis moi, oui, indique moi juste. J'veux pas te plagier comme L0ve-c0caine, non, j'admire ce que tu fais, au point d'le crier. J'veux pas faire passer ton talent pour le mien.

Tendre bisoux.
Commentaire n°22 posté par Lindsay le 11/12/2005 à 13h46
Super blog et commentaires intéressants, de sincérité et de sensualité!
Commentaire n°23 posté par thierry Bucquoy le 27/01/2006 à 08h09
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