Partager l'article ! [ La mer morte ]: Tu étais dans la vitrine de ma bouche dégoutée. Usée par des tentatives perdues. Et je t'ai port&eacut ...

Salvador Dali .
| Mai 2012 | ||||||||||
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Tu étais dans la vitrine de ma bouche dégoutée. Usée par des tentatives perdues. Et je t'ai porté dans mon sexe comme un fardeau. On dit dans les rues, que tu fauchais ta tristesse dans ton lit. On dit que j'aurai du faire attention. On dit que tu m'aimais. Et moi, je connais un gôut qui me donnait envie de vomir. De ta langue de fourrure dans mon cou qui crévait de froid. Je suis le non d'aimer. On dit dans les couloirs, qu'en fait j'aimais les filles. Avec les beaux yeux lointain de la dame qui vole au dessus de vos arbres. Celle qui d'un coup de pied, renverse les feuilles dans la cour. Celle qui approche le soleil entre les branches, brûlante, du bout des doigts. Viens, viens. Avec ces ongles, elle caressent les rayons et vous fait croire à l'autonome. L'amant lourd me fait du pied sous les bureaux où je m'attarde. On dit que je t'ai froissé. Maman disait que j'avais peur des morts et elle répéte aux étoiles "je ne comprend pas, je ne comprend pas, pourquoi elle a fait ça". Et moi en dessous du dos, les poumons qui battent leur dernière cadence qui déborde de silence. La mort ouvre sa bouche sous ma robe. On dit que tu te cognais la tête contre les murs. Et moi, je te tirais les cheveux en cachette. Quand tu te retournes, je te paie. Je paie un amour qui m'écoeure. Je te donne. Mes épaules de nouveaux-nés. Ecoute, ecoute, mon sang d'urine qui bat. Et si je baisse la tête, ne les écoute pas dire, que les branches se rapprochent. Reste à me regarder. Je me dessine devant toi, sans cris. Je deviens la peinture invisible, entend entend, les coups de pinceaux qui me dessine un visage de morte. Dis adieu aux minutes. Chante chante chante, quand je passe à côté de toi sans te regarder. Chante et dire-leur que j'ai le fente close. Un néon de tristesse illumine mon nombril étouffé de goudron. Je suis la raciste de moi-même. Bouche-toi les oreilles quand je cris mon mépris dans le creux de ton épaule. On dit dans les salles, que parfois tu tremblais devant moi et ma mére qui répéte brillante de larmes "je ne comprend pas". J'ai des mots d'ignorés, des tâches de rousseur quand on me lit. Partout. Déborde. Vide. Je n'en peux plus. Plie-moi dans un livre, et enveloppe-moi de poitrine nue qui me consolerait d'un amour qui noue le supplice. On dit dans les cours qu'il ne fallait pas m'aimer. Je danse. Je danse, et je fond sur vous comme on passe au feu rouge. Regarde-moi bien avant que je te pousse sur ces routes, et que je conduise ces machines obscénes qui viendront te laver le crâne de sang. Je roulerais sur toi. Regarde-moi dans la bouche. Il y'a encore ton gôut qui envahis. Dans la capitale, les violons s'agenouillent et chante pour la mer. La mer, qui appellée, vient recouvrir la place publique. Regarde-moi bien quand j'irai tendre la main pour la petite noyée qui descend du hasard et qui finit par dire Bonjour juste avant de mourrir. Regarde-moi bien la sauver. Regarde-moi passer ma main sous son cou et la secouer pour la faire respirer. Regarde-moi dans ce geste là. Regarde, regarde. Ecoute bien ce qui se passe. Les mains des femmes dans les mains des femmes dans les mains des femmes qui viennent déposer l'instant dans les mains des petites filles. Tout ça envahit. Regarde-bien. Tu es en dehors. Je t'aurai laissé mourrir. Regarde-moi bien dans ce charme là. Je te montre les mouvements, et je la prend par la taille. Dans un dernier souffle. L'eau qui l'étouffe dans les narines, dans la gorge. L'eau qui l'empêche de respirer. L'eau salée de la mer urbaine. Dans un dernier souffle, elle dit Bonjour puis meurt. Admire l'ordre des choses. Croise-là dans mes yeux. La noyée. Heureuse d'être sauvée. La noyée, enchantée, je vais mourrir. Ton coeur bat dans ta tête qui n'y peux plus rien déja. La mort tourne tourne et t'invite à danser, habillée d'une robe noir se prenant pour l'éternité. Regarde-moi te sourire dans ce moment là. Ce moment d'angoisse. Et ta langue qui retourne à l'intérieur comme un petit animal peureux. T ango suant. Ecoute bien mon sourire glisser comme une mousse de pétales quand je sens que tu t'étouffes. Etouffer. Désordre. On dit dans ton coeur, que je recouvre tout. On dit que je montais avec toi mais que je te détestais. Ecoute ecoute le bruit du prix de mon corps qui te remonte dans la gorge quand tu te retournes. Retourne-toi, je te paie. Mon corps. On dit dans les escaliers que j'étais ta prostituée. On me bouscule, et je te suis, un panier sur la tête. Sens, sens mon parfum qui se prépare à t'achever. Sens, sens, mes syllabes parfumées qui déracine la tour eiffel pour te l'enfonçer dans le dos. Imagine-moi tendre mes doigts vers tes pieds qui monte ces escaliers pour te faire tomber, pour te perdre dans le berceau du désir. Et imagine ensuite, ma pitié s'étendre sur la papier-peint veillis. On dit dans les chambres voisines que je ne m'allongeais jamais dans le lit. Que lorsqu'on passait aprés nous, les draps ne sont pas froissés. Que les tiroirs n'ont pas été ouvert. Que les robinets n'ont pas coulés. Que les murs n'ont pas eu a supporter les bruits. Que les rideaux n'ont pas été tirés. Que la joie n'a pas transpirer. Que la porte n'a pas été fermée à clé. Que les miroirs n'ont pas été regarder. On dit que les pas n'ont pas circulé sur le plancher. On dit que ça ressemble à une chambre abandonnée. Regarde-moi quand je range tes mains en sang dans les tiroirs discrétement. Je suis la secréte inquiétude, et mon horreur est généreuse. Comprend comprend ton nom que je ne veux pas retenir. Comprend la gifle qui supprime. Comme la douceur aprés l'orage, la solitude aprés le cadavre. On dit que j'avais des yeux de folle aprés le drame. Qui dégoulinaient sur ma poitrine agile. Tu es la vitrine dans ma bouche dégoutée d'avoir tirer sur ta peau d'amour mort. On dit que j'ai changé de disque. Et que pour danser, je me suis jetée de la fenêtre. On dit que j'ai ouvert les cuisses pour plonger dans l'eau de la mer urbaine. On dit que je n'ai pas fait attention, et que j'ai atterrie sur une petite fille. Qui assommée, s'est noyée. On dit qu'un homme me regarder. Qu'il lui manquer des mains, et qu'il pleurait de la boue. L'amour choisit la victime sans demander le prénom. On dit qu'il ressemblait à un mort. D'un geste de la main, j'ai appellé la vague. On dit qu'a ce moment j'ai crié "regarde-moi mon amour, j'ai promis de t'aimer". On dit qu'on a retrouvé nos corps dans la fontaine du centre ville, le sourire aux lévres. Et qu'avant de mourrir, j'ai dis "Bonjour" au cadavre adoré que je venais de tuer.
C.
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