Partager l'article ! " Ô Jeanne les coeurs saignent chantait Victor, l'amoureux impulsif ": Samedi : Cher Journal, mon fleuve, mon rapace, ma Joconde.C'est le b ...

Salvador Dali .
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Samedi : Cher Journal, mon fleuve, mon rapace, ma Joconde.
C'est le bruit de la chaise en bois qui craque quand le corps de ma mére se retire.C'est peut-être ce bruit que je retiendrais des mes débuts d'été.Un temps qui ne passe pas vite.Un temps doux.Une odeur de pain.De pain pas encore tout à fait cuit.Et le rascisme des peaux.Les décolletés de tante B.Cette odeur qui émane de son torse faussement bronzé.La magie des corps.ce qui est faux.Superficiel.Auto-bronzant.Un décor, une chaleur innaccessible.Cette odeur de secret."Essai Valérie, tu verras, tu es bronzé en 5 minutes".C'est l'émerveillement de ma mére.Les compliments de mon pére.Le faux des filles.Le début d'été.Celui qui sonne comme un amphi-théâtre.Celui qui réveille les anonymes et la profondeur de la nuit.Les nuits d'été.Le bruit des corps qui se frôtent dans le jardin.Les corps d'adulte."Elle est mignonne Charlotte, qu'est ce qu'elle grandit".Les bras de mon frére, qui enlaçe, qui colle, qui regarde.Mon teint bronzé toute l'année."Tu as des origines ? Portoricaine ? Italienne ?".Ca annonce la vie simple.Faire pousser des fleurs dans ma chambre ensoleillé.Le début d'été."Tu n'as pas l'accent Espagnol pourtant Charlotte".Les nuits de pleine lune et celle que l'on invente avec Marie.Sa passion pour l'escalade, ma peur."Mais tu es gourde!".Mes jambes qui tremblent.Le folklore Brésilien.La plage d'Hardelot avec ses galets gris et sa mélancolie.Chercher un probléme parce que dans le bonheur simple, vous ne savez pas écrire.Chercher ce qui ne va pas.Ne pas répondre au téléphone, pour éviter Sylvie.Pour éviter son "tu viens aujourd'hui ?".Chercher.Grignoter ce qui pourrait vous embêter un peu.Vous tourmenter.Et puis sourire, parce que Papa revient.Et qu'il annonce "quelle belle journée aujourd'hui".
Je peux devenir, le désordre ordonné.
Lettre à mon Journal :
La liqueur d'outre mer te rend détestable mon Fleuve, mon Journal.
Approche, qu'il n'y est plus d'odeur de canne à sucre volante entre nous, approche donc, n'est pas peur.Dégouline.
La mer se creuse.Je vient du vent du Nord.
Et tout les corps qui m'ont aimé, l'ont senti, les gifler.
Les chats de gouttiére seront coinçés dans leur poil dans moins de 3 jours, tu n'as plus de crainte à avoir, jamais tu ne naîtras.
Et les lecteur ici sont innocent, je les invente.
Généralement, on dit que les gens ont peur de la mort.
Ta force est dans la nuit.Tu te tiens comme un désert.Approche donc mon fleuve.Rien n'est tout.Tout est rien.Souviens toi que Juliette t'a expliqué le gôut des arbres.Dans la famille on s'aime.Ton oreiller est tiéde.Ton gôut du voyage est assez classique.
Tu traverses les piéces où les gens vivent accroupis.Ne te préoccupes pas de leur mauvais gôut.
Je ma raconte à toi.
Mon elixir de Glaçon.Costume de mes 16 ans.Que ton prénom sache briser les vertébres des robes, les écrivains ne m'ont jamais impressioné.
Approche et dégouline.
"Mon fleuve", c'est peut-être donc comme ça que j'aurai du t'appeller avant que tu ne m'aimes.
Charlotte.
15h00 : Dans ces endroits, ces rues, ces magasins, je m'égare et je délire.La veangance d'un soleil trop fort.Je croise une salope.Je la suis.Elle me regarde, me sourit "Je m'appelle Jeanne".Elle pourrait devenir Jeanne en forêt.Jeanne dans mon coeur.Jeanne entre les corps.Jeanne entre les reims de Victor.Jeanne qui chatouille.Jeanne qui parfume.Jeanne a la bouche hurlante.Jeanne immortelle.Jeanne figée dans mon écriture.Un visage terne dans mes mots.Qui vous regarde.Qui grimaçe et se moque de vous :"Je m'appelle Jeanne".Jeanne qui sue ces mots.Jeanne qui gémit dans ses lettres.Regardez-là, Jeanne qui caresse vos sous-entendus.Jeanne qui égorge les chats.Qui promet des lettres.De longues lettres parfumées.Jeanne.Fantôme.Ecrire.Sa beauté.Sa vie, sa pauvre vie."Je m'appelle Jeanne".Jeanne pourrait être mon héroïne.S'approprier son prénom.Peindre son visage.Je pourrais prendre tout les corps, dans la boucle de mes mots.Jeanne qui vous regarde.Qui danse entre les lignes.Jeanne qui tombe.Jeanne q'uil ne faut pas aider à se relever.Laisser durer, sa chute, pour écrire.Encore.Jeanne au sommeil lourd.Jeanne a trois yeux.Jeanne."Je m'appelle Jeanne et je t'enmerde".Des guêpes.Des forêts.Jeanne qui joue à travers mes mots.J'ai toujours eu besoin d'un corps féminin pour écrire."Je m'appelle Jeanne, je t'enmerde et tu ne connais rien de moi".Rue du vautour, dans le vieux Lille, les salopes sur le trottoir sont belle, et elles pourraient devenir mes héroïnes.
12h30 : Tombe la branche.Le jardin vole.Papa a dit "un jour la fatigue me tuera".Mes 16 ans me donne un air malicieux.Les corps entourent.Mes mots, mes moments, mes amours.Lui dire que oui.Avouer que non.
Je flâne.
Colérique.
Boulimique.
Satirique.
Bordélique.
Lunatique.
Magnifique.
Tragique.
Je flâne.
Mon corps pourrait devenir des tonnes d'autres corps.
Je peux appartenir au monde et m'en défair.
Je peux courrir ou bien tuer.
J'aime et je pourrais partager.
La peau fine.Les courbes pleines.Chaque jour pour me remplir.Mon corps est introuvable.Ma bouche impalpable.
En pure perte.
Charlotte.
Dans ce cas, je m'éxécute :)
"chercher un probléme parce que dans le bonheur simple, vous ne savez pas écrire"
Ceci est sans doute vrai... et pourtant n'est-ce pas car je ressens une fissure qu'il me faut écrire, parce que je refuse de lui tourner le dos, je m'imisce dans le creux de mes plaies, les ouvre délicatement, ou parfois de façon brutal, ma violence est une respiration collée sur mon épaule, un baiser qui caresse ma peau tandis que je dors, parce que je me sens bien parce que je ne veux pas perdre ce bien être, te défigurer de ma haine... m'endormir là sur tes genoux, et c'est ce que je fais traitresse que je suis. Incapable de te regarder, de regarder parce que la vue me blesse parce que le beau s'effrite dès lors que je le scrute...
ma folie suscite l'anéantissement de la votre, d'un regard, je déchire vos trames... d'un regard je me déchire l'ame...
salut Kriziai je voulais savoir ce que tu devenais, je suis Ana, tu te souviens on parlait souvent ensemble!
Anas